mardi 13 février 2018

Chapeau l'artiste

"J'aimerais pour savoir via des tests si le risque d'électrisation lié à la porosité des pièces est réellement ou non, et si oui comment réduire la porosité via des paramètres process/matière ou faire des postes traitement permettant de lever le risque."
C'est notre cher Tutoyeur qui m'écrit ainsi.
Oh, ne riez pas.
D'abord ce serait vous moquer de moi et négliger ma souffrance quotidienne à lire pareilles inepties.
Ensuite ce serait sous-estimer l'animal, qui fera carrière plus vite et mieux que moi. La preuve, il passe déjà au journal de 20h.

dimanche 11 février 2018

Les merdes volantes

Encore un record battu dans notre immeuble. Ici, on défie les lois de la gravitation. Marie Curie, Georges Charpak et tous les autres, préparez mon fauteuil : je rejoindrai bientôt le club très sélect des Prix Nobel de Physique pour avoir découvert des merdes volantes...
En effet dimanche dernier, j'ai trouvé des crottes sur l'appui de l'une de nos fenêtres. Je rappelle à toutes fins utiles que nous habitons au premier étage.
Une fiente de pigeon ? Certes non ! Un caca de chat ? Difficile d'imaginer comment un chat aurait pu sauter depuis la cour sur l'appui, sans compter qu'ils préfèrent en général le gravier ou la terre comme "petit coin" à une surface en aluminium plate et lisse.
Qu'en déduire ? Je ne vois que deux possibilités : soit la chose venait des étages supérieurs, soit nous défions les lois de la gravitation.
J'ai affiché un mot bien poli dans le hall, signifiant la présence "d'excréments" (sans autre précision) et demandant à l'ensemble de nos voisins la vigilance nécessaire afin que cet accident ne puisse se reproduire. J'ai pris la précaution d'avertir notre syndic et j'ai bien fait car, dès lundi matin, notre voisine du cinquième étage l'appelait pour se dire indignée d'une telle attaque dirigée à son encontre alors qu'elle est bien sûr totalement étrangère à cette affaire, ainsi d'ailleurs que son chien lequel au passage "a une gastro".
Je n'ai pas compris le lien entre les dérangements intestinaux du chien et l'innocence de sa maîtresse. Mais j'ai bien compris qu'une fois de plus, je m'en étais vilement pris sans aucune justification à cette pauvre femme et à son chien, tous deux blancs comme neige.
La honte soit sur moi. Et puisque la dame ne saurait être coupable de balancer par la fenêtre du cinquième les crottes de son chien, alors il faut en déduire que les merdes volent.
A moi le Nobel, j'appelle de suite l'Académie.

"Les Françaises ont péché au tir"

Les JO d'hiver sont ouverts ! J'entends à la radio qu'en biathlon "les Françaises ont péché au tir". Mais à l'oreille, difficile de faire la différence avec "les Françaises ont pêché au tir", ce qui me permet, en bon mouton noir, de souligner que si elles ne font pas la différence entre une canne à pêche et une carabine, il ne faut pas s'étonner qu'elles ne soient pas sur le podium.
(Je précise quand même au passage que je considère le biathlon comme une très belle discipline. Le loup n'en dirait pas autant du curling par exemple, dont il s'interroge sans fin sur l'intérêt !)

mardi 16 janvier 2018

Les Nollandais m'emmerdent

Les Nollandais avaient déjà inventé la Mona Lisa, une pomme de terre franchement pas terrible. Mais vue la réputation de leur cuisine, qui s'en étonne ?
Non content de ce premier méfait, ils pratiquent "à titre expérimental" la pêche électrique depuis 2007, alors qu'elle est interdite par l'UE depuis 1998, en étant bien sûr financés par l'Europe. Ils veulent faire voter aujourd'hui un amendement au parlement européen autorisant cette pêche dans tous les pays de l'Union. Rappelons qu'il s'agit d'envoyer des décharges dans le sédiment afin d'en faire sortir les poissons plats qui y sont enfouis pour les capturer plus facilement.
Je le dis haut et fort : les Nollandais m'emmerdent. Tiens, d'ailleurs, je propose qu'à "titre expérimental" on électrocute, pour les faire sortir de leurs bagnoles et autres caravanes, tous ceux qui engorgent Fourvière de mai à octobre à toute heure du jour au prétexte d'aller passer leurs vacances dans le Sud, le coffre rempli de patates nollandaises imbouffables puisque, c'est bien connu, on mange très mal sur les rives de la Méditerranée. On pourrait ainsi les capturer plus facilement pour les ré-injecter sur la rocade Est existante, afin de réduire les bouchons sur l'A6 et par là diminuer mes émissions personnelles de CO2. Je ne vois pas pourquoi cet argument écologique ne serait pas recevable, puisqu'ils utilisent le même : électrocuter les poissons leur permettrait en effet de raccourcir le temps nécessaire à la pêche, donc de consommer moins de carburant pour les chalutiers et ainsi de réduire leurs émissions de CO2. Pas sûr que la planète leur dise merci.

lundi 15 janvier 2018

A qui profite le contexte ?

"Malgré sa capacité d’innovation (une vingtaine de brevets déposés), la société Trucmuche, récompensée du Prix de l’Agrobiobase en 2015, n’aura donc jamais trouvé le bon modèle économique pour subsister dans un contexte plutôt favorable à l’essor de la chimie du végétal selon des études publiées en novembre 2017 par le cabinet Xerchouette ainsi que par Bidule en collaboration avec Machin."
Comme je ne suis pas aujourd'hui d'humeur à balancer, je ne vous donne pas vraiment les noms. Peut-être le devrais-je, pour vous dire plus clairement que les Xerchouette et autres instituts qui ont pignon sur rue et notent un "contexte favorable à l'essor de la chimie du végétal" me font bien rire. Ce n'est pas eux qui essaient d'en vendre, de la chimie du végétal. Ni encore moins d'en acheter pour en placer dans leurs produits. Non, eux ne vendent -chers- que des chiffres repompés dans l'étude du voisin ou dans celle de l'année précédente et comme tous les "voisins" font de même (à quelques rares exceptions près), c'est tout le "quartier" qui finit par relayer  les mêmes données lesquelles deviennent "vraies" non pas parce qu'elles ont été vérifiées mais à force d'être répétées. Si vous voulez mon avis (lequel n'engage que moi puisqu'il ne figure à ma connaissance dans aucune étude de Xerchouette), le contexte actuel est très favorable aux diseuses de bonne aventure et aux perroquets.

vendredi 12 janvier 2018

De Sapiens à Sapions

En cette période de définition des objectifs, ma collègue anthropologue et moi-même, inspirées par le nom de son lapin domestique ("Sapiens") d'une part et par le comportement de notre corporate hacker roupilleur d'autre part, avons le plaisir de vous annoncer le titre de notre prochaine étude en commun :
De Sapiens à Sapions : comment l'industrie pousse à la dégénérescence de l'espèce. Etude de cas du corporate hacking.
Franchement, ça "envoie du bois", non ?

mercredi 10 janvier 2018

Le vivant, c'est beaucoup de la biologie (paraît-il)

Ce matin, j'organisais une réunion dans laquelle je savais pouvoir compter sur la présence d'un authentique champion. Quelqu'un qui réussit le tour de force d'être parfaitement stupide, notoirement méchant (peut-être que "teigneux" conviendrait mieux d'ailleurs) et même, il m'en coûte de le mentionner - car c'est un jugement de valeur qui ne devrait pas avoir sa place ici - assez disgracieux.
Je dois dire qu'il s'est montré à la hauteur de sa réputation lorsque sa chef a indiqué qu'elle ne savait pas précisément ce que recouvrait le terme "impression du vivant". Précisons que nous parlions d'impression 3D et de "vivant", donc potentiellement d'imprimer de la peau ou autres organes par exemple. Ceci était intuitif pour chacun de nous sans que nous sachions précisément pour autant ce qui est possible et comment, ni ce qui est impossible et pourquoi sur ce sujet : c'était bien là le sens de la remarque.
Notre champion a alors cru bon d'intervenir avec un magistral : "l'impression du vivant, c'est beaucoup de la biologie".
Rappelons juste ici qu'en grec "bios" veut dire vivant.
Réjouissons-nous ensuite qu'une nouvelle porte ouverte ait cédé sous le poids de notre champion.
Et pour finir, rassurons-nous : il n'est pas le seul de son espèce à hanter nos couloirs. Il se pourrait même que nous en entretenions tout un cheptel...