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Les voeux du Président

C'est la période des voeux. Je me suis laissé dire qu'un Président avait parlé dans les siens des "premières impasses budgétaires" au lieu des "premières passes budgétaires" pour expliquer à ses salariés comment il anticipait les effets des taux de change sur l'année 2014. Le lapsus est savoureux, non ? Nous passons ainsi de Darwin à Freud, ce qui est plutôt relevé pour un début d'année.

Drôle d'évolution

Une étrange mutation est en cours chez les jeunes filles que je croise au hasard de mes pérégrinations. Il y a quelques mois dans le bus, l'une d'entre elles hurlait que le chauffeur (qui n'allait pas assez vite à son goût) lui "pétait les couilles". Récemment deux d'entre elles s'invectivaient non loin du centre commercial de la Part Dieu. Aux arguments de la première, la seconde répondit qu'elle s'en "battait les couilles". Et ce soir encore dans le métro j'ai entendu la même expression dans la bouche d'une brune à longs cheveux. Je me demande bien ce que Charles Darwin m'aurait proposé comme théorie pour expliquer cette étrange évolution.

De la crise à la bise

En écho à mon précédent "post", ma copine Nadine aussi est allée aux Halles Bocuse chercher quelques victuailles à proposer à une bande d'invités affamés. La charcutière la voyant déjà bien chargée a souhaité qu'elle n'ait pas trop de chemin à faire. Nadine, que son Jeannot de mari attendait non loin, garé en double file, a trouvé drôle de lui répondre "mon chauffeur m'attend dehors". Mais personne n'a ri : ni la vendeuse, ni les clients, car tout le monde a pensé qu'elle parlait sérieusement. Il est vrai qu'en ces lieux, la chose était plausible. Quant à moi, je suis passé hier, comme chaque samedi ou presque, au marché de mon quartier. Mon adorable boulanger a contourné son étal pour venir me faire la bise, nouvelle année oblige. Cette bise m'a mis de bonne humeur pour la journée. Je vous envoie donc moi aussi une bise et tous mes souhaits de bonne année !

Crisis? What crisis?

Crisis? What crisis? est le quatrième album de Supertramp, sorti en 1975 (j'ai vérifié). Accessoirement, c'est la question que je me suis posé ce matin en allant faire des courses. D'abord à Monoprix où, en cherchant des éponges, je suis tombé sur un magnifique calendrier de l'Avent pour... chats. Car votre félin mérite bien une boîte différente de Gourmet chaque jour, semble-t-il. Puis aux Halles Bocuse, où les files d'attente sont en effet aussi longues devant les bouchers, charcutiers et autres marchands de caviar que devant la soupe populaire de San Francisco. Certes, il y a des gens dans la mouise. Mais il y a aussi beaucoup d'enfoirés qui se plaignent de leurs impôts en attendant leur tour d'acheter du saumon fumé à plus de 100 € le kg.

Ce soir, bébé, ça va déménager (oh yeah)

Samedi vers 21h30, l'ascenseur s'ouvre sur notre palier sur une toute jeune femme serrant contre elle un bébé de quelques mois. Les cartons qui les entourent occupent tout l'espace et nous empêchent de monter à bord. La jeune femme s'excuse "je suis désolée mais vous comprenez, on déménage..." Il m'a semblé bien jeune ce bébé pour aider ses parents (le père était en bas) à porter des cartons si tard. En effet, ses parents déménagent. Je dirais même qu'ils débloquent complètement.

Le miroir aux alouettes

Je découvre grâce au Loup une association Loi 1901, "conçue pour favoriser le retour à l’emploi de bénéficiaires, demandeurs d’emploi ou personnes en évolution professionnelle, en s’appuyant sur plusieurs évolutions majeures actuelles dans les démarches d’innovation : la fabrication personnalisée au moyen d’imprimantes 3D, le financement d’initiatives individuelles au moyen de crowdfunding, l’innovation ouverte, la vente en e-commerce." Et pour que ce soit bien clair, le site précise ensuite :  "C’est aussi un nouveau moyen pour les petites entreprises de tester de nouvelles idées, résoudre des problèmes ou développer un produit sans mobiliser de moyens humains internes ni recourir à un financement trop important. En effet, l’Arche mobilise une équipe de demandeurs d’emploi pour avancer avec l’entreprise !" Franchement, c'est épatant comme innovation : proposer à des entreprises des chercheurs d'emploi pour faire le boulot à la pla...

Tout s'éclaire

Avant, je n'aimais pas Cyril Hanouna mais je ne savais pas pourquoi je le trouvais aussi con et antipathique. Maintenant (qu'il a déclaré dans la presse qu'il "ne lui restait pas grand-chose à la fin du mois" de ses 25 000 € mensuels), je sais.